Le manoir en lettres rouges ouvre ses portes, Bienvenue.

Le manoir en lettres rouges ouvre ses portes, Bienvenue.
C'est un peu sur un coup de tête que je crée ce blog en parallèle de monoKUROmu-tSUKI
Ici je ne posterais que mes fanfictions sur les groupes de visual kei, essentiellement sur The GazettE.

Je me répète mais ceux qui n'aiment pas le yaoi sont priés de ne pas venir polluer ce blog, qu'ils passent leur chemin et tout le monde sera content!

Ce 1er article fera office de sommaire. Pour tous ceux qui voudront être prévenus des suites, il n'y a qu'à me le dire.

Sur ce, bonne visite et bonne lecture surtout ^.~


EDIT:Je n'ai plus internet en semaine, je ne posterais mes suites par conséquent que le week-end. En attendant, passez une bonne semaine et lisez des fics x)
Je précise juste que je ne posterais pas des suites systématiquement tous les week-ends... je n'aurais pas forcément le temps avec les devoirs que j'ai à faire. J'essairais cependant de me tenir à un chapitre par semaine mais c'est pas sûr!



SOMMAIRE:

page 1:
Voix de souvenir partie 1
Voix de souvenir partie 2
Voix de souvenir partie 3
Voix de souvenir partie 4

page 2:
Voix de souvenir partie 5
Voix de souvenir partie 6
Voix de souvenit partie 7
Voix de souvenir partie 8
Voix de souvenir partie 9 [END]

page 3:
Be jealous of my silver light (AoRuwa) [OS]
Scellé par le feu (Reiruki) [OS]
Impasse (UruKai) [OS]
Reila... prologue et chapitre 1
Reila...chapitre 2

page 4:
Reila... chapitre 3 [END]
Ton canap', il est bien (UruKai) [OS]
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 1
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 2
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 3

page 5:
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 4
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 5
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 6
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 7
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 8

page 6:
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 9
Et Eve naquit d'Adam, chapitre 10
Et Eve naquit d'Adam chapitre 11
Et Eve naquit d'Adam chapitre 12
Et Eve naquit d'Adam chapitre 13 [END]

page 7:
Tu as promis. (AoixRuki) [OS]



A prévenir:

- Aoi-Tori-fanfiction
- xxx-forbidden-love-xxx
- x-nocturnal-romance-x
- thegazettexxxaddict
- lovethegazette42
- fanfics-the-gazette
- koiizumii-chan
- xx-the-gazette-fiic-xx
- bloody-hugs

# Posté le dimanche 02 août 2009 14:53

Modifié le samedi 21 novembre 2009 14:03

Voix de souvenir, partie I

Voix de souvenir, partie I
Je poste ma toute première fanfiction, je l'ai fini y'a un peu plus d'un an maintenant. A l'époque il n'y avait pas de chapitre et les découpages se faisaient avec les alternances de POV.
Les parties ne sont pas très longues.



PARTIE I

Prologue
J'ai besoin d'écrire ce que je ne peux pas chanter, ni jouer. J'ai besoin d'écrire même si je ne les chanterais pas, parce que je ne chanterais plus, plus jamais.
J'ai perdu tout ce qui me permettait de faire de ma voix ce que mon âme ressentait. Ma voix était la seule expression de ma souffrance.
Mais elle n'est plus, je l'ai perdu et tout s'est arrêté.
Je suis parti, une lettre pour faire mes adieux sur la table basse de notre loge.
« Vous le savez déjà, ma voix m'a laissé tombé. Elle faisait de moi tout ce que j'étais, sans elle, je ne suis plus rien, je ne sers à rien. Adieu. »
J'aurais pu tout aussi ne rien écrire et partir, mais je leur devais tant à tous que je ne voulais pas qu'ils s'inquiètent trop. C'était une demi disparition. Je partais à l'autre bout du monde, oublier cette vie de rêve, de bonheur, de musique qui me rendait vivant et de paroles qui s'extirpait de mon âme. Sans pouvoir totalement l'oublier d'ailleurs. Cette vie me laissait un arrière goût aigre, âpre, qui me rongeait et pourtant je me pouvais me résoudre à faire marche arrière, c'était maintenant impossible.


Pays d'arrivée : France.
Mes derniers concerts m'avaient mené en France, le public avait été déchaîné des explosions de joie, une grande première, les français bougeaient plus, criaient plus et j'avais adoré. Mais aujourd'hui, si je me suis arrêté en France c'est pour changer de vie. Je ne parlais aucun mot de français à part le salutaire « bonjour ». J'ai dû apprendre le français, vraiment dur impossible d'échapper à la moindre exception à apprendre par c½ur, un travail acharné pour arrivé à articuler des sons qui n'existe pas en japonais. Parce que lorsque je dis que j'avais perdu ma voix, ce n'est pas que je suis devenu muet, mais que ma voix à force de torture vocale c'était complètement ébrécher, briser, impossible de sortir une note avecune voix dans un tel état.

Pays de départ : Japon.
« Et demain, il fera encore beau sur le sud du pays. » J'éteignais la télé, rien d'intéressant, des nouvelles pour des lendemains qui seraient, malgré ce qu'annonçaient les prévisions météorologiques, maussades et désespérément gris, empli de nuages noirs impossible à dissiper. Parce que tu étais parti, parce que tu penses, encore j'en suis sûr, que tu nous es inutile. Mais c'est faux, pourquoi es-tu parti, pourquoi ? Rien quelques heures et je t'en aurais empêché. Si je te l'avais dis, serais-tu parti ? M'aurais-tu quitté pour aller je ne sais où ?
Tu sais parfois, lorsque je n'en peux plus je me rends à l'aéroport dans l'espoir de te voir revenir. Sinon c'est la mer qui m'appelle. Combien de fois j'ai eu envie de me jeter dedans pour ne jamais en ressortir? Tu me manques terriblement, horriblement. Comment fais-je pour vivre alors que tu n'es pas là, car pour moi c'est comme si tu étais mort.
Les autres ne sont pas tout de suite aperçus de ma réaction quand j'ai lu ta lettre, l'air choqué, rien de plus. Mais moi, tout au fond de moi, quelque chose s'était brisé. Tu as disparu de ma vie. Tu nous a fui, à cause de cette foutue voix.

Pays d'arrivée : France.
Aujourd'hui il pleut encore, strict reflet de mon âme, c'est si agréable d'être baigné dans un environnement qui est comme vous, triste et mélancolique à souhait. Mes yeux aussi pleurent, ils pleurent ce pays que j'aime tant, ses montagnes, ses vallées, ses villes illuminées, ses mers, ses eaux aussi chaudes que froides qui m'ont rempli le c½ur.
J'aurais pu faire un parallèle avec ses rayons immondes et ses maudits jus de fruit, je n'en bois plus une goutte. Je ne vais même plus dans ce rayon. La première fois que j'y suis allé je suis tombé sur une bouteille violette avec écrit « Cassis ». Trop de souvenir, les larmes se sont mises à couler toutes seules. Pleurer un public, un japonais chialer dans un supermarché français, c'était un spectacle assez affligeant surtout en sachant que j'aurais pu être reconnu par une fan de visual kei qui n'avait pas oublier son groupe favori.
Enfin, ces souvenirs j'ai essayé de les refouler, mais impossible de les oublier. Alors que faire. Je cède. Seul dans mon appartement, je me connecte sur les sites de visual japonais, j'épluche toutes les informations qu'il y aurait sur The GazettE. Mais comme toujours rien. Rien depuis l'annonce de la séparation il y a maintenant deux ans. Rien sur des carrières solos des autres membres où d'un autre groupe. Es-ce que j'étais si indispensable que ça au groupe ?


# Posté le dimanche 02 août 2009 15:37

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:45

Voix de souvenir, partie II

Voix de souvenir, partie II
PARTIE II

Pays de départ : Japon.
La vie n'est plus la même ici, tout a changé, tout a fané. La vie de lumière et de fête est partie en fumée. Les soirées faites d'alcool, de musique, de cri de joie et de rire ne sont plus. Le soleil, chaque jour est plus pâle, plus terne, de plus en plus mort. On en vient à l'oublier. Chaque histoire a une fin, qu'elle soit heureuse ou pas. Toutes les histoires ont une fin. Mais cette fin je ne l'aime pas, pas du tout. Je voulais que ça continue, que tu restes ici. Notre histoire s'est terminée par ton départ. Adieu, nos éclats de rire, adieu champagne et saké versés à travers les effusions de joie. Rien n'est plus pareil. Tout a changé, même ton souvenir. Tes éclats de rire ont laissé place à tes larmes lorsque tu as appris que tu ne pourrais plus jamais chanté. Aujourd'hui encore mes rêves ont ce goût amer d'eau salée, encore aujourd'hui lorsqu'on parle de The GazettE, défunt groupe de visual kei prometteur, mes larmes n'en peuvent plus de couler. Je perds tout espoir. Mais pourquoi es-ce que je pleure autant, même après deux ans? Pourquoi ton absence me déchire tant, pourquoi cette souffrance est-elle si grande ? Des interrogations sans réponse, ça fait mal, tellement mal. Chaque jour qui se succède n'est en réalité qu'une nuit noire privée de ses étoiles et de sa lune. Mes nuits sont un cauchemar, mes jours sont un Enfer, impossible la journée de ne pas voir ce maudit soleil qui m'aveugle, qui brille tant alors que moi, je fuis toute lumière, maudit soleil qui filtre à travers les rideaux. J'ai peur du jour, peur de son éclat trop intense pour mon âme, pour mes yeux.
Ruki, je te pleure toujours. Et je n'en peux plus de ton absence, ma vie est une survie, je survis jusqu'à ce que je puisse te revoir, même si cette survie me mène à la mort inévitablement. Je sais que le seul moyen de pouvoir te revoir un jour, c'est de mourir. Mais suis-je vraiment prêt à mourir ?




Pays d'arrivée : France.
Ma gazinière est encore dans un état pas possible. Je ne suis pas doué en cuisine, même après deux ans à me faire la cuisine, aucune amélioration, incapable de me faire une purée sans en mettre partout. Avec toi, je suis sûr que j'aurais vite pris à me faire griller un steak sans en faire du charbon... Non, je ne dois pas y penser mais c'est plus fort que moi, mon coeur n'en peut plus de ne plus te voir, mes souvenirs essayent de plus en plus de remonter du gouffre où je les avais jeté. J'ai toujours plus mal et je reste cloîtré chez moi un peu plus chaque jour. C'est l'été et malgré la chaleur étouffante de mon appartement, je n'ai ouvert aucune fenêtre, les rideaux sont tous tirés. Les ventilateurs marchent à pleine puissance, mais ne dissipe pas cette chaleur. La sueur coule de mon front et sur mon torse nu. Il fait bien trop chaud. J'abandonne ma nouvelle tentative de cuisine et part prendre une douche froide. L'eau glaciale roule sur mon corps, me fait frissonner, mais c'est si agréable. Les souvenirs ressurgissent encore. Je me rappelle de la fois où tu m'as surpris sous la douche, je me rappelle de ton visage passant au rouge pivoine et ton départ précipité. Je me rappelle de ce rire qui a poussé dans ma gorge, sans crier gare. Oui, parce que moi je n'avais pas été gêné du tout, parce que ton visage rougissant été si beau. Parce que tout ça en même tant m'avait ouvert les yeux. Parce que je m'étais enfin rendu compte que celui que j'aimais, c'était toi. Je me rappelle que j'ai rincé mon corps en quatrième vitesse, que je me suis habillé plus vite que je pensais en être capable et que je suis pratiquement sorti de la salle de bains en courant. Toi, tu étais assis sur le canapé du salon. Tu as monté le son de la télé pour ne pas entendre mes pas mais c'était trop tard. Je me suis assis à côté de toi, un peu trop prêt à ton goût. Je me suis emparé de ton épaule, ton regard surpris a croisé le mien, je t'ai souris.
"C'est pas grave, c'est pas moi le plus gêné dans l'histoire, ne ?"
"Désolé."
"Mais je t'ai dit que c'était pas grave. En plus ce serait à moi de m'excuser, j'ai utilisé ta douche sans te demander si je pouvais."
"T'as pas besoin de demander, t'es ici chez toi."
"Tu m'invites alors?"
"Oui."
Il sourit, enfin. Je lui fais remarquer, il rougit, encore. Je n'en pouvais plus, comme un conquérant j'enfermai son visage dans l'étau de mes deux mains, je m'emparai de ses lèvres, territoire vierge, si doux, si tendre. Ses mains glissaient sur mon dos, il me rendit mon baiser. Nous étions passés dans un univers où nous deux seuls comptaient, plus rien que nous et notre amour, dans un univers si tendre lorsque ton corps chaud se collait à moi. Mes lèvres s'étaient égaré sur ton cou avant que mes mains ne passent sous ta chemise et palpent ton corps bouillonnant. J'arrêtais mes mains sur ton coeur. Il battait tellement fort, si vite.
"Dis moi, es-ce que tu m'aimes?"
"Oui, je t'aime et j..."
Pas le temps de finir sa phrase, je lui sautais au cou et l'embrassai à pleine bouche. Ses mains étaient devenues de grandes conquérantes à leur tour. Elles sillonnaient mon corps, caressaient mes cuisses, remontaient jusqu'à mon torse, elles se posaient derrière ma tête, fourrageaient mes cheveux; tandis que les miennes insistaient à déboutonner sa chemise et à le caresser de manière lancinante. Je rompis notre baiser pour reprendre mon souffle. Il s'était déjà lever et me tendait la main. Je la lui pris, il me projeta dans ses bras et resserra son étreinte. "Je t'aime." Ce fut presque un murmure. Puis il s'écarta de moi. "Je te fais quelque chose à manger". Dans un sourire, j'acquiesçai, c'était la première fois qu'il me faisait à manger, pour moi et moi seul.

Je coupe l'eau, appuyé contre l'un des murs, je glisse et me recroqueville sur moi-même, je pleure en silence, je ne peux que pleurer celui que j'aime et qui est si loin. Mais j'ai choisi, c'était mon choix de partir, je ne peux que pleurer. Mais avec un tel souvenir qui refaisait surface, je ne pouvais que rechuter. Malgré cette douleur, cette envie de rester là sans bouger, je me lève, je m'habille, je sors de la salle de bain. Je retourne sur les sites japonais, je les ouvre tous, celui des Gazette en dernier. Rien de nouveau. J'affiche la page de mon ancien groupe, il y a une new, la première depuis des mois. Je m'empresse de cliquer dessus. Les premiers mots me laissent sans voix, je ne prends même pas la peine de lire le reste, j'éclate en sanglot, pire que celui sous la douche, quelques instants plus tôt. Même après plusieurs minutes, mes yeux déversent autant de ses larmes. J'essaie tout de même de me calmer, pour que je puisse lire à travers ce flot d'eau salé.
"Info spécial: Le batteur entre la vie et la mort.
Hier soir, alors qu'une soirée était prévu pour fêter l'anniversaire d'un des membres de feu The GazettE, le batteur, Kai a été retrouvé chez lui dans un état critique. En effet, il s'est ouvert les veines. C'est l'ancien bassiste qui l'a retrouvé et a donné l'alerte. Les médecins étaient très pessimistes sur son état mais il se serait amélioré ses dernières heures. De nombreux fans se sont rendus à l'hôpital et ont déposé des fleurs et les encouragements aux autres anciens membres du groupe et à la famille. Beaucoup se souvienne de la disparition soudaine de Ruki. A l'époque les membres du groupe avaient communiqué qu'il ne savait ni où il était, ni s'il reviendrait.
Plus d'information dans les heures à venir."
"Kai, pourquoi? Pour moi? Kai..."
Mes larmes coulent de plus bel.



Pays de départ : Japon.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. Ma douleur était trop forte, trop présente, je voulais qu'elle cesse, je voulais l'abattre. J'étais exténué, j'ai voulu faire passer la douleur autrement, au prix d'une autre qui m'aurais apaisé. Définitivement ! Mon seul souhait, te revoir, le seul chemin possible, me faire mal. Tous les jours, jusqu'à ce que je ne le supporte plus, jusqu'à ce que mon corps ne l'accepte plus. J'ai fais ce que j'avais à faire. Je devais le faire. La douleur s'est concentré en deux points de mon corps, c'était si agréable de ne plus avoir mal au c½ur La douleur de mes poignets s'est accentuée. Le sang n'arrêtait pas de s'écouler, il avait pris le relais de mes larmes. Fascinant ! Mais, je me suis effondré si vite. Ma vue se brouillait, mes jambes me ne soutenaient plus, j'étais encore plus faible que d'habitude. Comme un fétu de paille, je m'écroulai. Au bord de l'agonie, je souffrais autant dans mon âme que dans mon corps. Puis j'ai entendu une voix qui me suppliait de ne pas mourir. Je ne sais pas ce qui m'a pris. C'était toi, j'en suis sûr. J'ai pris mon portable tout près et appuyé sur le premier bouton de raccourci d'appel sur lequel mon pouce ensanglanté se posa. On décrocha vite, je me pus articuler que deux mots : « J'ai mal ! » Après ça, mon portable glissa de ma main et je sombrai.
On m'avait bougé, mes yeux s'entrouvrirent légèrement puis je les refermai derechef. Trop de lumière pour mes yeux habitués à l'obscurité. Je fis l'effort de balbutier quelques mots quasi inaudible.
« Kai, c'est Reita. T'es à l'hosto. Tu sais t'as failli y passer, mais qu'es-ce qui t'as pris ? Tu croyais qu'en faisant ça Ruki reviendrait. Ouvre les yeux, il reviendra pas. »
« Reita, calme-toi, c'est pas la peine de lui parler comme ça. Mais, Kai franchement, quelle idée ! Enfin, t'es sorti d'affaire. Pourtant, Kai tu sais qu'en faisait ça, tu pourra pas le faire revenir. On en est tous désolé, pour toi... et pour lui. Je sais que tu ne pourra jamais oublier, mais ce n'est pas bon de vivre dans le passé. »
« Reita, Uruha, venez, y'a quelqu'un qui arrive. Et Kai, nous refait plus jamais ça. Tu sais t'es pas inutile, y'a pas que Ruki dans la vie même si tu le penses. Nous on est là aussi, on est amis. Allez, soigne-toi bien, on reviendra. »
Les pas se font de plus en plus éloigner pendant que d'autres s'avancent. Je replonge dans le sommeil. Je rêve encore, rêve heureux... sûrement les médicaments. Je n'ai jamais fait des rêves si agréable depuis que tu es parti.
« Kai, c'est moi. »

# Posté le lundi 03 août 2009 07:56

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:45

Voix de souvenir Partie III

Voix de souvenir Partie III
PARTIE III


Pays de retour : Japon.
Je suis reparti, malgré ma promesse. Ne plus jamais y remettre les pieds, et pourtant. Mes rêves ne sont plus que des cauchemars, vision de pierre tombale. Je suis là.
Après avoir lu l'info, j'ai mis au rebus ma raison et n'écoutant que ma souffrance, j'ai fait mes valises, un large sac à dos rempli d'un nécessaire pas si utile en fin de compte. Je me suis rendu à l'aéroport.
« Le premier vol pour Tôkyô, s'il vous plaît. »
« Oui, il y en a un en fin de soirée, quelle classe ? »
« Première classe. » C'était sorti de ma bouche machinalement.
« Bien sûr, monsieur voilà. »
Je fournis tout ce dont il est nécessaire et fil au quai. Là, j'attends impatient priant pour qu'il n'y ait pas de retard. Les heures s'écoulent de plus en plus lentement. Enfin, on nous prie de monter dans l'avion. Mon impatience grandit. On décolle... Je reviens.
Le Japon, mon pays, je suis revenu. Tôkyô s'étale autour de moi, immense, brillante. J'hèle un taxi, il ne tarde pas à arriver, je lui donne l'adresse où je souhaite me rendre. J'ai l'impression que mon japonais sonne faux. Mais je suis japonais, enfin ! Je paye. Un immeuble se dresse devant moi, j'entre. Mes souvenirs se bousculent dans ma tête, ma douleur grandit. Je prends l'ascenseur, 7eme étage. J'avance lentement, mon c½ur me fait de plus en plus mal. J'ouvre la porte de ton appart avec le double que j'ai toujours gardé. Mes yeux redécouvre ton univers, les pièces sont emplis de ton odeur, je ne l'ai pas oublié. J'arrive à notre chambre... à ta chambre. Tout a l'air si normal, inchangé, pourtant, ça a changé. Au pied, du lit je trouve de larges tâches de sang. Alors, c'est ici, que tu t'es fait ça. Je jette un coup d'½il, des lames de rasoirs sur ta table de chevet, j'en prends une. Ce n'est pas avec elle que tu t'es fait ça. L'objet de ta mutilation a déjà été emmené par les enquêteurs de la police. Je marche jusqu'à l'autre côté du lit, c'était mon côté. Ma table de chevet est toujours là. Je l'ouvre à l'aide de l'autre clé que j'avais gardé. Je retrouve mon ancien portable, un vieux carnet de chanson avorté que je repose aussitôt. J'allume cependant mon portable. Il est saturé d'appels que j'efface immédiatement et de messages. J'opère un tri consciencieux. J'efface tous les messages de l'opérateur m'annonçant le renouvellement de mon crédit. Je lis tous les messages d'il y a deux ans. Ils sont tous de vous. Vous vous demandiez où j'étais, une grande majorité est de toi. Je les efface aussi. Puis je tombe sur un message d'Uruha. Il date de quatre jour.
« Ruki, je sais que tu ne recevrais jamais ce message mais il s'est passé quelque chose de très grave. Kai est entre la vie et la mort, il s'est ouvert les veines. Ruki, il souffre tellement depuis ton départ. Tu n'avais pas le droit de lui faire ça. Ruki, reviens, il a besoin de toi. Toi seul peux faire qu'il ne meure pas. »
Kai... c'est à cause de moi. Kai... Je sais bien que tu n'es plus entre la vie et la mort, ton état est stable (dernière info que j'ai eu le temps de lire avant de partir), mais Kai je ne veux pas que tu meures.
Je fourre le portable dans ma poche, referme à clé le tiroir de la petite table, je quitte l'appartement en prenant soin de refermer. Mes pas me guident vers l'hôpital le plus proche. Une montagne de fleur sature l'entrée des visiteurs, c'est ici. J'entre. L'accueil est tout aussi saturé que l'extérieur en fleurs et mots d'encouragement. Je me présente à l'accueil et demande ta chambre. Suis-je censé dire qui je suis et être démasqué ? Non, je me fais passé pour quelqu'un de ta famille. Je demande de surcroît s'il y a déjà quelqu'un. Non, la voie est libre.
Je n'ai jamais aimé les hôpitaux, l'alignement de couloirs sinistres et de chambres trop propre.
J'entre enfin dans ta chambre, ça fait mal. Tu es allongé là, branché, les perfusions dépassant de tes bras. J'ai si mal. Je m'assois avant que mes jambes cèdent. Mes larmes coulent de plus bel. J'ai si mal de te voir comme ça. Je pose mes bras sur le lit et cache ma tête entre.
« Kai, c'est moi. » J'essaie de ravaler mes larmes. « C'est Ruki. »


Japon : terrasse d'un café.
« Je comprends toujours pas pourquoi il s'est fait çà ! Putain à cause de Ruki, il va me le payer. »
« Calme-toi Rei! C'est pas en gueulant que Kai ira mieux. Je suis désolé de te dire ça mais je suis sûr que seul Ruki pourrait faire qu'il arrête de se faire du mal. »
« C'est ça ! Mais Ruwa, c'est à cause de lui ! Dis-lui Aoi, réagis ! »
« Oui, tu disais... »
« T'es vraiment chiant. »
« Reita, va falloir que tu te calmes si tu veux aller voir Kai. »
« Ok, ok. »
Ils burent quelques gorgées de leurs breuvages divers et variés.
« Ruwa, tu vibres » Exclama Reita après avoir reposer sa boisson.
Le jeune homme se saisit de son portable et l'ouvrit. On lit l'étonnement sur son visage alors que son portable lui glissa des mains, rattrapé par la table.
« Es-ce qu'il y a ? »
« C'est Ruki. »
« Quoi, il t'a appelé ? »
« Non, c'est un accusé de réception du...des messages que je lui ai envoyé... Vous devriez regarder vos portables vous aussi. »
« C'est vrai, je viens d'en recevoir pas mal, ajouta Aoi après avoir vérifier son téléphone. Et toi, Rei ? »
« Je mets jamais les accusés. Mais si vous venez dans recevoir autant c'est qu'il vient de rallumer son portable au bout de...de... »
« Deux ans, oui. »
« Mais c'est un malade en plus d'être un crétin fini, deux ans sans portable, c'est la mort ! »
« Rei, bon sang reste tranquille cinq minutes tu veux. » ordonna Aoi
« Qu'es-ce qu'on va faire ? Pendant deux ans aucune nouvelle et voila qu'on a un infime signe de vie de sa part. Vous croyez qu'il a appris pour Kai ? »
« Y'a pas d'autre explication possible... Je crois que Kai a bien calculé son coût. »
« Explique tu veux. »
« Vous avez bien vu l'état dans lequel il est depuis qu'il est parti. Il en vient même à se lacérer. Et c'est tellement grave qu'il en était à jouer avec la mort. Et voilà que Ruki revient. Vous croyez pas que c'est lié ? »
« Tu veux dire que Kai a valsé avec la mort dans le seul but de revoir Ruki ? »
« Y'a des chances ! » confirma Uruha.
« Je traîne avec des malades ! Entre celui qui se tire parce qu'il a plus de voix et l'autre qui s'entaille... J'espère que vous allez pas vous y mettre ! »
« T'inquiète, personnellement moi ça me dis rien de mourir. »
« Pareil que Aoi. »
« Alors qu'es-ce qu'on fait ? »
« On change pas les plans, on va voir Kai, on avisera après. »


Japon : chambre de Kai.
« Je suis tellement désolé, tellement désolé. Mais tu sais, pas un jour, je n'ai cessé de penser à toi, tu es ma seule lumière, le seul être qui me faisait avancer. Je ne t'ai jamais oublié, tu restes pour moi la seule personne que j'ai réellement aimé. Qu'es-ce que tu m'as manqué, tu ne peux pas savoir comment j'en ai souffert. Mais, je te promets que je ne referait pas la même erreur, lorsque tu sera guéri, je resterais avec toi, tout le temps pour toujours. »
Je pris une grande inspiration, mes larmes avaient cessé de couler mais ma douleur dans mon c½ur était bien là, brûlante, s'attaquant à chaque parcelle de bonheur que j'avais eu avec lui, les faisant ressurgir. Elles m'agressaient les yeux essayant de faire couler encore le torrent de mes larmes. Mais je tenais bon, tentant de parler le plus calmement possible.
« Kai, je serais dorénavant toujours là pour toi. Tu verras, on rentrera chez nous, tu resteras sur le canapé pendant que je m'occuperais de toi... J'ai tellement mal quand j'y repense, t'avoir abandonné. Si j'avais su que tu souffrirais autant que moi, mais jamais je ne serais parti. Je sais que tu ne pourras pas me pardonner mais es-ce que tu accepteras que je reste auprès de toi ? »
Je baissais la tête, ma main glissé dans la sienne comme autrefois. Je n'attendais pas de réponse. C'était un silence de mort, rien à part le bruit des machines.
« Ru...Ruki..., c'est...toi ? »
Il avait parlé, il m'avait appelé, si faiblement. Mon sang ne fit qu'un tour, je me relevais d'un bond et approcha mon visage du sien sans lâcher sa main.
« Oui, c'est moi. Je suis là, ne t'inquiète pas, je resterais autant que tu veux et si tu ne veux plus de moi, je partirais. »
« Non...reste...Je te pardonne. »
Les plus beaux mots du monde, je m'en souviendrais longtemps, je les garderais gravé en moi.
« Kai, pourquoi tu t'es fait ça, pourquoi ? J'ai si mal de te voir comme ça, tu sais à quel point je t'aime. »
Une larme perla et coula doucement sur sa joue. Je lui sécha d'un revers de la main. Sa peau était toujours aussi douce, mais je la sentais si fragile sous mes doigts.
« Ruki...J'avais mal aussi...Si mal...J'ai détourné la douleur...Et pourtant, je ne sais pas...si je voulais mourir...Je voulais te revoir. »
« Voilà qui est fait. Mais tu n'avais pas à te faire souffrir, si tu étais mort, qu'es-ce que je serais devenu ? »
« Aussi froid et pâle que je l'aurais été. »
« Oui, tu as raison. Allez, repose-toi, ne t'inquiète pas, je reste là. Je t'aime. »
« Je t'aime. »
Je me rassis et déposa un baiser sur sa main. Je sentis que ce n'était pas ici qu'il aurait voulu que je l'embrasse.
« Ailleurs, quand tu seras sur pied » lui dis-je en souriant.
Je restai un long moment à le regarder s'endormir. Comme avant, à chaque fois que je me réveillais avant lui. Cette seule vue de lui endormit m'apaisait. Je lui caressai la main pendant de longues minutes avant de moi-même plongeait dans les bras de Morphée.
Je me réveillai après une bonne heure de sommeil à en croire l'horloge accroché au mur. Sa main s'était défaite de mon emprise et il caressait doucement mes cheveux, si faiblement. Je me relevais, lui pris la main. Il me sourit. Je lui décochais l'un de mes plus beaux sourires.
« Comment vas-tu ? »
« Mieux depuis que tu es là. C'est si réconfortant de dormir avec ta présence chaude à mes côtés. On dormira ensemble quand je serais sorti, d'accord ? »
« Je n'en attendais pas autant. Moi qui pensais que j'allais devoir dormir sur le canapé ! »
« Pas de ça avec moi, je te veux à mes côtés tout le temps. »
« Y'a aucun problème de ce côté. »
Je me levais de la chaise et lui déposa un baiser sur le front. Avant qu'il ne proteste je lui rappelais ce que je lui avais promis une heure auparavant, pas avant qu'il ne soit remis sur pied. Il me fit une moue dubitative en signe de protestation, mais je ne cédais pas, je l'embrassais sur la joue à plusieurs reprises jouant avec son avide envie de s'emparer de mes lèvres. Nous nous contemplèrent ensuite de longues minutes, je lui caressais le visage, ses yeux n'avaient pas changé d'intensité lorsqu'il me regardait, seul changement, deux larges cernes violacés signe de ces nuits sans sommeil et de ses pleurs. Mes yeux aussi devaient être pourvus de ces deux décorations traîtres de ma mélancolie et de ma souffrance.
Je me rassis et restai à le regarder, caressant toujours sa main.

# Posté le mardi 04 août 2009 17:43

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:46

Voix de souvenir, partie IV

Voix de souvenir, partie IV
PARTIE IV

Nihon: Kai no nedoko.(chambre de Kai)
Les trois membres de l'ex GazettE avançaient dans le couloir qui menait à la chambre de Kai. Aoi entrouvrit la porte mais avant qu'il ne prononce quoique ce soit, il se figea. Il stoppa net la progression de ses deux acolytes et plaqua sa main sur la bouche de Reita avant qu'il ne jure. Il referma tout doucement la porte.
"Il est là."
"Quoi?!!! "s'exclamèrent les deux autres d'une même voix.
"Chut, calmez-vous un peu! Rei...Mais qu'es-ce que tu fais?"
"Je me prépare à baffer ce crétin fini."
"Rei, remets ta veste, tu règleras tes différents plus tard."
"Tu veux dire qu'on se barre?"
"Je crois pas qu'il pense à ça. Aoi, je t'en pris, arrête de sourire comme ça, dis-nous à quoi tu penses."
"Ok. Alors on rentre en douce sans se faire repérer, on reste cacher derrière le mur et on écoute."
"D'acc' mais si je m'emporte ce sera de ta faute."
"Aucun problème!"
Ils mirent le plan "reluqueur" d'Aoi en exécution, ils entrèrent dans la pièce sans un bruit. C'était bien Ruki. Il discutait avec Kai.
"On dormira ensemble quand je serais sorti, d'accord ?"
Reita n'en croyait pas ses oreilles, Kai dire ça, à ce... Il se contrôla tout de même évitant de s'en prendre aux deux amoureux sans remords, aucun.
La conversation continua comme ça suivi d'une "reluquation" de l'un et de l'autre pendant de longues minutes, de trop longues minutes. En tout cas, pas pour Uruha et Aoi qui regardaient la scène avec envie.
Apparemment Ruki aussi avait souffert à en croire son visage. Cette pensée vint immédiatement à l'esprit d'Uruha, lorsqu'il le revit enfin. Mais où était-il parti pendant si longtemps ?
Les questions se bousculaient dans sa tête comme dans celle d'Aoi d'ailleurs. Devant eux se dressait un spectacle à nul autre pareil. Le spectacle de deux âmes s½ur qui se retrouvaient enfin, après des instants de douleurs immenses, après deux ans sans lumière, sans soleil, tout simplement sans l'autre qui vous réconforte quand tout va mal.
Mais cette paix serait-elle encore troublée un jour ? Cette paix qui devait rester intacte. Car elle était le seul moyen de survie de l'un et de l'autre.
Aoi et Uruha partageaient des pensées équivalentes, le retour de Ruki, c'était la survie de Kai ! Mais Reita ne partageait pas cet avis, Ruki l'avait abandonné, il resterait pour lui un déserteur. Il tremblait de tout son corps. Il n'arrivait plus à contrôler sa rage. Comme un chat en chasse, il allait bondir.


Japon : chambre de Kai
Sa peau était toujours aussi douce, ma main glissait sur la peau tiède, parcourant la moindre parcelle de ses doigts, redessinant ses courbes, ses veines. J'aurais tellement voulu porté sa main à mes lèvres, embrasser chacun de ses doigts, mais je m'empêchai de le faire. Lorsqu'il serait sorti, j'aurais tout le temps pour l'aimer. Ses yeux, ses joues, son front, son nez, ses lèvres, j'aurais tout le temps de les redécouvrir. Ses mains, son torse, son odeur, son souffle au creux de mon oreille. J'aimais tout en lui. Mes rêves de bonheur infini avait été brisé en même temps que ma voix, tous ces espoirs, tous ces matins où il me réveillait en me caressant les cheveux. Ma voix m'avait fait tout perdre, enfin c'est ce que je croyais. Oui, je croyais dur comme fer que sans ma voix je n'étais plus rien, que sans elle je ne le méritais plus. Ce soir-là je me suis enfermé dans la chambre et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai pleuré comme jamais avant je n'avais pleuré. Je croyais que j'avais perdu tout. Oui, j'en étais sûr sans ma voix, il n'aurait jamais plus voulu de moi. Pourquoi, pourquoi ai-je penser cela à l'époque, étais-je si désespéré que ça ? Oui, je ne savais rien faire à part chanter, c'était ma seule qualité. Je m'étais dit que personne ne voudrait quelqu'un sans aucune qualité. Et je suis parti... Sur un coup de tête. Mais arrivé en France, je ne voulais pas reculer, je voulais me prouver que j'étais capable de faire quelque chose autre que de chanter. Je me rappelle de tous ces soirs en France, dans mon petit appartement, je pleurais, je le pleurais, lui et rien que lui. La perte de ma voix était devenue un détail, mais lui. Il avait gardé mon c½ur avec lui. Dans ma poitrine il n'y avait qu'un trou béant et douloureux et rien au monde ne pouvais le soigner, à part lui. A part mon seul amour, à part le seul être que j'ai jamais aimé, le seul qui aurait pu me consoler, me faire repartir de l'avant. Combien de fois ai-je voulu l'appeler ? Mais à chaque fois, le téléphone glissait de ma main et je restais debout, bras ballants, mes larmes dévalant mes joues et écrasant sur le sol. A ces moments, mes larmes devenaient une pluie acide. Elle me rongeait de l'intérieur, dévorait mes yeux, ma peau, mes lèvres. Tout en moi n'était qu'un brouillard, une nuit d'orage infinie impossible à calmer. Généralement, je m'affalais sur mon lit et m'endormais assommé par la fatigue.
J'eus en petit sursaut, je commençais à m'endormir, je me frottais les yeux d'une main refusant catégoriquement de lâcher celle de Kai. Je le regardais, sa tête était tourné vers moi et il me regardait fixement, lui aussi ne voudrait plus me lâcher d'une semelle.
C'est là que tout s'embrouilla. Un sursaut. Un cri. Un sentiment de joie. Une sensation de peur. Un bruit sourd.
Il avait bondi tel un fauve, le poing serré prêt à frapper. Son visage rayonnait de colère, de rage contenue depuis longtemps. Et ce poing, il m'était destiné. Je plissa les yeux prêt à recevoir le coup.
« YAMEROOOOUUU !!!!!!! »
Ce cri résonna dans toute la pièce. Il était à demi assis sur le lit, terrifié. Il retomba sur le lit tel une pierre. Reita, son poing prêt à s'écraser sur ma figure, Aoi et Uruha dans le fond heurtés par cette réaction. Cela n'avait aucune importance. Je me précipitai vers Kai, lui caressai le visage avec mes « daijôbu desu ka ? » incessants.
« Daijôbu desu. »
Reita avais été stoppé sur place ses yeux rivés sur le mur d'en face. Il se détourna sur nous deux.
« K...Kai...ça va ? Je suis désolé j'ai pas voulu que tu... Ca va ? »
Je me détournai sur lui avec un regard noir. Aoi et Uruha s'approchèrent attrapant Reita chacun par un bras et le traînèrent hors de la pièce, apparemment fort mécontent de sa réaction. La porte n'avait pas du être fermée parce que j'entendis quelques bribes de la conversation.
« Je pouvais le frapper ce crétin fini. » Je compris que le « crétin fini » en question c'était moi.
« T'as pensé à Kai, tu vois bien comment il réagit ? »
Ils rentrèrent quelques minutes plus tard, Reita s'était fait remonter les bretelles et il entra dans la pièce tête baissé.
S'en suivi de fraternels accolades de Aoi, de Uruha et d'un Reita assez réticent mais il me murmura néanmoins un désolé assez sincère pour que je l'accepte. Kai me tira par la manche et me demanda sur quoi le mystérieux échange avait abouti. Je lui répondis simplement que Reita m'avait présenté ses excuses. Il me sourit ravi de la nouvelle.
« Ruki...Ca ne te dérange pas de venir avec nous boire un verre et que tu nous racontes un peu tout ce qui s'est passé depuis ta disparition ? »
Apparemment, je devais faire une mine si réprobatrice qu'Aoi me répondit derechef.
« Ne t'inquiète, Kai va pas s'envoler, il est pratiquement soudé au lit alors tu peux venir. »
Kai acquiesça ses dires. Je lui déposai un baiser sur le front et me retournait vers le groupe.
« C'est d'accord. »

# Posté le mercredi 05 août 2009 14:26

Modifié le jeudi 13 août 2009 08:46